Solidarité climatique en Afrique: mythe ou réalité ?

18 septembre 2015

Solidarité climatique en Afrique: mythe ou réalité ?

Au moment où les négociations se font sentir ici et là pour voir si on pourrait réduire les gazs à effet de serre jusqu’à 3% d’ici 2030, il est nécessaire de souligner l’importance et le rôle majeur que les négociateurs des pays africains ont à jouer. Il est vrai que les pays africains n’ont pas contribué sensiblement au réchauffement du climat; mais comme les dés sont jetés, ils doivent tout faire pour participer à la réparation de la planète.

Ici on voit l’importance que le bassin du Congo a dans la protection de la planète pour sauver ce qu’il y a encore à sauver. Il est à noter ici que l’Amérique latine a aussi un très grand rôle à jouer car, renfermant la grande foret amazonienne.
Point n’est besoin de rappeler les causes du réchauffement climatique; il est question ici de voir ensemble dans la même direction de quelle manière on pourrait conserver le peu qui nous reste.

Que devra donc faire l’Afrique ?
Avec toutes ses réserves, l’Afrique devrait profiter et faire profiter au maximum l’humanité toute entière de cet avantage climatique qui lui reste, pour la plus grande part au centre. Il suffit juste de regarder sur la carte pour voir à quel point la désertification est en train de s’accélérer. Nous pouvons noter cette situation à partir du nord vers le centre, à partir du sud vers le centre, à partir de l’ouest vers le centre et timidement de l’est vers le centre.
Ceci nous pousse à comprendre très rapidement ce que les conséquence que tout ceci peut engendrer, à savoir le phénomène des réfugiés climatiques, les maladies, les chaleurs intempestives, la prolongation de la saison sèche dans certaines parties de l’Afrique, les inondations, les faibles récoltes, les épidémies…

A leur tour, les pollueurs devront s’engager à réduire sensiblement leurs émissions et accepter de prendre en charge et supporter les coûts de toutes les conséquences que ceci pourrait engager.
L’exemple qui illustre le plus ceci est ce débat qui a fait polémique au sein des institutions congolaises proposant de faire une déviation du fleuve Congo vers le lac Tchad pour l’alimenter en eau.
Ceci parait normal de tous les deux cotés mais en réalité cette situation est anormale. Il est vrai que l’erreur est déjà consommée mais il faudrait que l’Afrique réfléchisse maintenant en terme de solidarité climatique. Ceci veut dire que les Africains devront maintenant accepter de partager tous les avantages climatiques pour ne pas courir le risque de disproportion en matière de climat. Ceci est juste une piste de solution pour que l’Afrique ne puisse plus continuer à souffrir du réchauffement climatique. Cette piste est donc à exploiter.
A leur tour, les Occidentaux étant des grands pollueurs devront prévoir des financements adéquats pour soutenir des projets environnementaux en Afrique car elle est désormais considérée comme berceau climatique. Nous devons donc accepter d’y consacrer tous nos efforts.
La coupe de bois en Afrique devrait maintenant être sérieusement réglementée pour ne pas tomber dans la carence de la végétation sur tous les plans car nous savons tous que c’est un cycle. Si donc la végétation est touchée, elle entraine directement les conséquences sur les eaux et espèces animales. Dans ce cas, nous courons le risque de disparition des espèces et diminution sensible de niveaux des mers.

Par solidarité climatique, on devrait donc sous-entendre l’obligation morale qu’ont les États les plus nantis en climat, végétation, faune, flore d’accepter de partager ou de faire bénéficier les autres États de tous les avantages que la nature leur a fourni. Ceci devrait se faire dans le strict respect des normes internationales ainsi que de la souveraineté étatique.
Nous pensons que ce concept devrait désormais faire l’objet des discussions dans différentes chambres et conseils de l’ONU et de l’Union africaine.
Si seulement tous les pays comprennent ceci, nous pourrions sauver l’univers du mal qui le guette à savoir le réchauffement climatique et chacun pourrait apporter sa contribution à la riposte.

Écrit par Alain BASHIZI

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