4 octobre 2016 - Alain BASHIZI

La COP22 doit exclure les géants de l’énergie fossiles

Il faut empêcher l’industrie des énergies fossiles de faire dérailler les négociations pour le climat au Marrakech.
Eviter le scandale de la COP21
L’organisation climatique de l’ONU prévoyait d’adopter un protocole « de rendre l’économie mondiale moins dépendante des énergies fossiles » à la fin des négociations sur le climat à Paris. Alors que plus d’une quarantaine d’ entreprises de combustible fossiles ont financé le sommet. Parmi les partenaires officiels de la conférence de parties de l’année dernière étaient Engie, électricité de France, BNP Paribas qui sont des multinationales et investisseurs de l’énergie fossiles dans le monde entier. Vous ne pourriez pas espérer que les entreprises des énergies fossiles payent une conférence qui va réduire leur industrie. Elles dépensent leurs biens pour contourner la conférence en leur faveur. Etant partenaire, ces industries toxiques deviennent sociétés commanditaire de la conférence. Ayant l’accès direct à des autorités haut placées où elles procureraient l’influence sur les négociations climatiques.
L’UNFCC doit corriger son erreur
La plateforme de la convention cadre sur les changements climatiques pourrait inspirer les efforts de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour empêcher les entreprises du tabac d’influencer la réglementation de leur industrie. L’organisation a lutté durant beaucoup d’années pour préserver la santé publique et tenter d’éliminer le tabagisme, en implémentant des taxes et de nombreuses politiques. Dans son accord international sur la lutte antitabac, un protocole qui exerce la pression aux pays signataires d’isoler leurs lois sur la santé publique des lobbyistes du tabac a été adopté.
« L’OMS a assuré que l’industrie du tabac soit faillite » affirmait Margaret Chan son directeur général. Retirez l’argent de ces grands pollueurs. Renforcez le mouvement de désinvestissement des combustibles fossiles. Adoptez une loi qui interdit leur participation à la négociation internationale du climat. D’ailleurs, l’UNFCC ne pourrait pas attendre des résultats satisfaisant avec la participation des personnes qui ne tâchent pas à stopper cette crise climatique mais y mettre seulement profit.

Par Daniela LOBERLINE

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