21 avril 2016 - Alain BASHIZI

Les dangers de la pollution atmosphérique

L’air est devenu irrespirable.

Plus de 7 millions de décès prématurés chaque année selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui alerte de cette importante charge de mortalité dans un rapport titré « Réduire les risques pour la santé mondiale en limitant les polluants climatiques à courte durée de vie » paru en  2015. La pollution de l’air est due à l’augmentation des polluants atmosphérique dans l’air. L’accroissement de ces polluants est essentiellement lié aux activités humaines : l’extraction et l’utilisation de combustible fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), l’incinération des déchets, l’agriculture avec utilisation de pesticides et d’engrais azotés. L’étude de l’OMS montre que la pollution de l’air a des effets néfastes sur notre santé. Elle est l’origine de l’apparition de nombreuses maladies respiratoires et cardiovasculaires ainsi que de nombreux cancers, entraînant un excès de mortalité exceptionnel. Les principaux polluants sont le dioxyde d’ozone (NO2), le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), l’ozone (O3) et les particules ou poussières en suspension (PM), classés en fonction de leur taille dont les PM10 retenues au niveau du nez et des voies aériennes supérieurs et les PM2, 5 qui pénètrent dans l’appareil respiratoire jusqu’aux alvéoles pulmonaires.

Les effets de la pollution de l’air sont répertoriés en deux catégories : les effets à court terme à la suite d’une exposition ponctuelle aigüe et les effets à long terme pour une exposition prolongée.
A court terme, certains polluants provoquent :
– Des irritations oculaires et des inflammation des muqueuses des voies respiratoires et des bronches.
– Des crises cardiaques et des troubles pulmonaires qui provoquent un alourdissement des taux d’hospitalisation.
– Une aggravation des maladies chroniques existantes, maladies cardiaques (infarctus, arythmie) ou respiratoires (crise d’asthme).
A long terme, une exposition à des polluants atmosphériques peut concourir à l’apparition et à l’aggravation de plusieurs affections :
– Baisse de la fertilité, des risques de malformations congénitales et mortalité infantile.
– Cancers (poumons et vessie en particulier).

Toute la population urbaine est jugée à risque car elle est soumise à une exposition à long terme à la pollution de l’air. En outre, l’exposition aigüe à une pollution atmosphérique rend sensible les sujets faibles comme les enfants, les personnes âgées et les personnes déjà atteintes de maladies cardiovasculaires et/ou des maladies respiratoires chroniques. L’exemple historique du smog londonien en 1952 qui a fait 8 000 morts parmi les personnes sensibles (les enfants et les personnes âgées) montre bien la différence de sensibilité selon les individus. Cela prouve deux choses, d’abord que personne n’échappe aux dangers de la pollution atmosphérique, et ensuite que nous ne sommes pas affectées au même degré.

Air pur à respirer ou air empoisonné, c’est à nous et à nous seuls de choisir ! Où vivre pour respirer de l’air pur ? Sûrement pas en Chine ! Le pays est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. C’est aussi très problématique dans les pays industrialisés, ce sont eux les acteurs principaux et historiques de la pollution de l’air ! Au niveau local, chacun d’entre nous peut être touché, il faut faire face à différents problèmes : l’élimination des déchets, la déforestation, la culture sur brûlis, les feux de brousse et le détournement des combustibles fossiles. On sait donc que la pollution atmosphérique affecte notre santé, que ce soit dans les grandes villes ou ailleurs, nous sommes tous concernés au niveau local. Quelle mobilisation internationale pourrait faire avancer les choses afin de résoudre ce problème de santé mondiale ?

RATIARISOA Daniela Loberline.

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